
Journée d’échange entre le CALCC et Mgr le Secrétaire général de la CENCO sur le message des évêques et les préparatifs de la messe nationale du 30 juin 2026
Tous les délégués des mouvements, associations et groupes catholiques de l’Archidiocèse de Kinshasa ont eu jeudi 25 juin 2026 au Centre Interdiocésain de la Gombe des échanges fructueux avec le Chapelain du Saint-Père et Secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole Babula sur l’appropriation du message des évêques du 20 juin et les préparatifs de la grande messe nationale prévue le mardi 30 juin 2026.
Cette journée d’échange, initiée par le Comité Laïc de Coordination (CALCC), a permis aux participants de s’approprier le contenu du message publié à l’issue de l’assemblée plénière extraordinaire des évêques catholiques de la RDC et d’évaluer les préparatifs de la grande messe nationale pour la paix, l’unité et la cohésion nationale prévue le mardi 30 juin 2026.
Devant une assistance attentive et engagée, Mgr Donatien Nshole Babula a tenu à apporter plusieurs éclaircissements sur la portée du message des évêques. Il a rappelé que les pasteurs de l’Église catholique ont toujours assumé leur rôle prophétique dans la société congolaise et qu’ils continuent aujourd’hui à s’exprimer avec la même responsabilité morale qu’hier face aux défis auxquels le pays est confronté.
Selon lui, l’importance du contexte national rendait nécessaire une rencontre directe avec les représentants des mouvements et associations catholiques afin de leur permettre de mieux comprendre l’esprit et l’économie générale du message épiscopal.
Dans son exposé, le Secrétaire général de la CENCO a insisté sur le fait que les évêques ne parlent pas en leurs noms propres, mais qu’ils exercent une mission prophétique au service du peuple congolais. À l’image des prophètes des Saintes Écritures, ils ont le devoir d’éclairer, d’interpeller et d’orienter la société lorsque celle-ci traverse des périodes de turbulences ou de profondes incertitudes.
Leur parole, a-t-il souligné, vise avant tout le bien commun, la défense de la dignité humaine et la préservation de la paix sociale.
Revenant sur le diagnostic posé par les évêques, Mgr Donatien Nshole a évoqué une situation nationale particulièrement préoccupante. Parmi les principaux défis relevés figurent la persistance de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo, les menaces récurrentes de balkanisation du pays, la résurgence du virus Ebola dans certaines régions, ainsi que les tensions sociales et politiques suscitées par les débats autour d’une éventuelle révision ou modification de la Constitution. Les évêques ont également exprimé leurs inquiétudes face aux violences et aux dérives observées dans le cadre du phénomène dénommé « Force du Progrès », qui alimente davantage les divisions et les crispations au sein de la société.
Face à ces défis, les évêques ont lancé plusieurs alertes qu’ils jugent essentielles pour l’avenir du pays. Ils mettent notamment en garde contre les conséquences que pourrait entraîner la modification de certaines dispositions constitutionnelles considérées comme des garanties de stabilité nationale. Ils attirent également l’attention sur les risques liés à l’organisation d’un référendum dans le contexte actuel, marqué par de nombreuses fragilités sécuritaires, sociales et politiques. Les prélats appellent par ailleurs au respect strict de l’ordre constitutionnel, à la préservation de l’unité nationale et au rejet de toute initiative susceptible de favoriser la balkanisation de la RDC. Ils exhortent enfin la population à demeurer vigilante face aux menaces sanitaires, notamment celles liées à la propagation du virus Ebola.
Au cours de cette rencontre, plusieurs recommandations contenues dans le message des évêques ont été expliquées et approfondies. Celles-ci s’adressent aussi bien aux autorités politiques qu’à l’ensemble des citoyens.
Les évêques invitent le Chef de l’État à respecter et à honorer le serment prêté pour la défense de la Constitution. Ils encouragent également le peuple congolais à développer une conscience citoyenne fondée sur le patriotisme, la responsabilité et l’engagement en faveur du bien commun. Ils préconisent la mise en œuvre d’actions concrètes adaptées au contexte, notamment des initiatives citoyennes pacifiques destinées à promouvoir la démocratie, la paix et la cohésion sociale.
La communauté internationale est également interpellée afin qu’elle veille au respect des droits fondamentaux du peuple congolais et contribue à prévenir les cycles de violence qui freinent le développement du pays. Les évêques estiment qu’une paix durable ne peut être obtenue que par le dialogue, la justice et le respect de la dignité humaine.
Les participants ont été invités à devenir des relais efficaces de ce message auprès de leurs différentes bases. Une large diffusion des recommandations épiscopales est considérée comme une nécessité pour renforcer la sensibilisation des populations et favoriser une meilleure compréhension des enjeux actuels auxquels la nation est confrontée.
Cette journée d’échange a également permis de rappeler la mission commune confiée aux fidèles catholiques et à tous les citoyens de bonne volonté : être le sel de la terre et la lumière du monde. Une mission qui exige de chacun un engagement sincère en faveur de la vérité, de la justice, de la paix et de l’unité nationale.
Dans cette perspective, les participants ont souligné l’importance de développer et de renforcer des plateformes de communication crédibles et performantes capables de porter efficacement ce message dans toutes les couches de la société.
À quelques jours de la grande messe nationale du 30 jui 2026, cette rencontre aura ainsi constitué une étape importante dans la mobilisation des forces vives catholiques autour des idéaux de paix, d’unité et de cohésion nationale.
Elle témoigne de la volonté de l’Église catholique de continuer à accompagner le peuple congolais dans sa quête d’un avenir meilleur, fondé sur le respect des valeurs démocratiques, la solidarité nationale et la promotion du vivre-ensemble.
CALCC
